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OBJECTIF
PECTORAUX
AVEC BLAIR
LE BODYBUILDER AMATEUR, BLAIR MONE, MONTRE COMMENT ORGANISER LES SÉANCES
DE PECTORAUX EN CYCLES AFIN DE SE BÂTIR UNE POITRINE AUX PROPORTIONS EFFRAYANTES
LA VIE DE LYCÉEN EST SIN gulièrement narcissique. Un cheveu qui
dépasse peut gâcher votre journée, on se fait chahuter dans
la cour si on ne porte pas les “bons” jeans et un bouton malvenu
au visage anéantit toute chance de conquête sentimentale. Pourtant,
Blair Mone (prononcer “me-oune”) ne se souciait guère de ce
genre d’atteintes à la vanité adolescente. À cet âge-là,
il songeait à des choses plus pesantes… littéralement.
“Quand j’étais au collège, tout ce que je voulais faire,
c’était
battre le record de mon frère [aîné] Brooks au développé couché,” déclare
Blair, le plus jeune des quatre frères Mone. Donc, copiant subrepticement
les techniques d’entraînement de son aîné, Blair s’est
mis à faire du développé couché sérieusement: à l’âge
de 14 ans, pesant 75 kg, il est parvenu à pousser 104 kg, pulvérisant
le record de son frère de 7 kg!
Bien qu’étant devenu, du jour au lendemain, un remarquable “homme
fort,” Blair a continué à pratiquer la musculation pour améliorer
ses capacités à la lutte, au hockey et au base-ball. Le bodybuilding
en tant que sport — et encore moins en tant que carrière — ne
lui était même pas venu à l’esprit. Ce n’est
qu’à l’université que le déclic s’est
produit. “J’étais en deuxième année au Springfield
College quand j’ai rencontré John Cena qui fait aujourd’hui
partie de la WWE,” déclare Blair. “Il m’a vu à la
salle et m’a demandé si je faisais de la compétition [de
bodybuilding]. Je lui ai répondu: ‘Certainement pas! Je ne risque
pas de porter un de ces minuscules maillots de posing!’” Pourtant,
après mûre réflexion et grâce aux encouragements d’autres
pratiquants, Blair a surmonté sa timidité, cédé au
compétiteur qui sommeillait en lui et disputé son premier concours
de bodybuilding en 1999. “J’ai remporté le titre toutes catégories
en juniors et j’ai fait deuxième en poids lourds hommes,” se
souvient Blair. “J’ai adoré le public, j’ai adoré l’entraînement
et je me suis dit: ‘Hé, je ne me débrouille pas si mal!’”
Blair était ravi d’avoir découvert sa vocation grâce à des
appels en comparaisons lors de cette compétition; par contre, sa famille
assez collet monté était très réservée quant à sa
nouvelle passion. “Au début, lorsque j’ai commencé à faire
de la compétition, ma mère était vraiment choquée,” déclare-t-il
en riant. “Notre famille est très conservatrice. Nous venons d’une
petite ville dans le Vermont. Elle acceptait difficilement de voir son fils se
raser les jambes, s’enduire de lotion de bronzage et cuisiner. Pourtant,
une fois qu’elle m’a vu sur scène et qu’elle a compris
en quoi consistait ce sport, elle s’est vraiment prise au jeu. Aujourd’hui,
elle est le plus fidèle de mes fans et elle assiste à toutes mes
compétitions.”
DU SÉRIEUX À SYRACUSE
Un de ces concours a fait découvrir New York à Blaire et c’est
là qu’il a fait la connaissance de celui qui allait devenir son
mentor à 100%, le pro IFBB Jeramy Freeman. “J’ai décidé de
rester et de m’entraîner avec lui après le concours. Je suis
heureux d’avoir fait ce choix,” affirme Blair. “En un an, je
suis passé de 96 kg à 106 kg!” Cet incroyable développement
musculaire a suffi pour inciter Blair à rester à Syracuse et à apprendre
tout ce qu’il pouvait sous la houlette du sympathique “blond bomber.” “Jeramy
m’a aidé dans tellement de domaines que je ne peux pas tous les
citer,” explique-t-il. “Une des choses les plus importantes qu’il
m’a apprises a été d’améliorer ma nutrition.
Je prends du poids vraiment facilement, mais j’ai du mal à perdre
du gras: il m’a donc montré comment répartir la consommation
des glucides en cycles de manière à stimuler le métabolisme
et brûler les graisses. Ce n’est là qu’une toute petite
partie de son enseignement. En m’entraînant avec lui, j’ai
réellement transformé mon physique. Avant, j’étais
juste un jeune gars musclé et costaud, mais mon physique a été modelé et
j’ai commencé à avoir une ligne athlétique. Sans lui,
je n’y serais jamais arrivé.”
Cinq ans plus tard, Blair et Jeramy étaient devenus partenaires commerciaux
ainsi que partenaires d’entraînement; aujourd’hui, ils dirigent
tous deux leur propre entreprise de formation de personnel appelé Well-Rounded
Health and Fitness. “Nous avons des tas de clients et nous nous entraînons
dans une salle qui s’appelle Hercules Gym,” précise Blair. “Nous
organisons aussi un stage en plein air, le matin. Au programme: musculation,
cardio et parcours militaire, tout cela à l’extérieur. Bien
sûr, nous ne le faisons pas en hiver, il y a trop de neige!”
Quand il ne s’entraîne pas lui-même ou qu’il ne s’occupe
pas de sa trentaine de clients, Blair assiste à un développement
d’un autre genre: celui de sa fille, Victoria. “Elle a 10 mois maintenant
et, tous les jours, elle ap-prend quelque chose de nouveau,” lance-t-il
fièrement. “Elle est vraiment incroyable; elle n’arrête
pas de m’étonner. Elle est super, comme bébé! Elle
commence déjà à faire ses premiers pas!”
C’est aussi la carrière de Blair qui avance d’un bon pas.
Venant juste après son classement dans le top 10 aux championnats nationaux
2003, sa deuxième place aux championnats US NPC juniors 2004 a été motivante
et a encouragé cet athlète amateur à planifier un programme
complet pour 2004. “Je prévois de faire encore deux compétitions
cette année — USA [les résultats n’étaient pas
connus au moment de mettre sous presse] et, dans la foulée, les championnats
nationaux NPC,” explique Blair. “J’aimerais tellement décrocher
ma carte pro cette année, mais je sais qu’il faut que je gagne d’abord
ce droit. Heureusement, j’espère pouvoir apporter les améliorations
nécessaires à mon physique pour obtenir cette carte et pour m’aider à réaliser
ce rêve de passer pro.”
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RÉPARTITION CYCLIQUE DES SÉANCES
SEMAINE 1
TOUTE LA POITRINE/ ENTRAÎNEMENT LOURD
Dans la première semaine, vous ferez un peu de tout pour cibler les partie
haute, médiane et basse des pectoraux. “Je prends vraiment lourd
au cours de cette séance afin de gagner le maximum de volume,” explique
Blair.
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Dans tous mes entraînements, je fais d’abord 5 à 10 minutes
de cardio pour échauffer complètement le corps, ce qui est particulièrement
important quand on prend lourd.
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Je ne travaille les pectoraux qu’une fois par semaine, d’autant plus
que je prends des charges assez lourdes trois semaines sur quatre. Pour moi,
en faire davantage serait du surentraînement.
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Gardez la cage thoracique ouverte dans tous les exercices de pectoraux. Pour
voir comment y arriver au mieux, placez-vous en appui dorsal sur un banc plat
et montez le sternum sans creuser le dos. Ensuite, accentuez encore plus la montée
du sternum en gardant toujours le dos plat. Si vous pouvez garder cette position
de “poitrine sortie” pendant toute la série, vous sentirez
une meilleure contraction dans les pectoraux et vous éviterez de faire
intervenir les épaules dans l’exécution des exercices.
SEMAINE 2
UNE SÉRIE JUSQU’À L’ÉCHEC
“Avec cette technique super lente, on élimine l’élan
tout en maintenant une tension continue dans le muscle: on stimule ainsi les
muscles
différemment si bien qu’ils continuent de se développer,” précise
Blair. La contraction positive devra durer 10 bonnes secondes et la phase négative
5 secondes. “Bien que difficile, cette technique agresse moins les articulations
parce qu’on est obligé de prendre des charges moins lourdes que
d’habitude si l’on veut faire la série jusqu’à la
dernière rep.”
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Si on n’arrive pas à l’échec au bout de huit répétitions,
c’est que l’on ne va pas assez lentement. Demandez à un partenaire
de compter de façon à ce que ni la phase concentrique, ni la phase
excentrique ne soient réalisées trop rapidement.
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Inversement, si vous ne parvenez pas à aller au-delà de quatre
reps, c’est que vous essayez probablement de déplacer une charge
trop lourde. Allégez-la un peu pour réaliser au moins 6 à 8
reps.
SEMAINE 3
CINQUANTE REPS
“J’applique la technique de rest pause [récupération
partielle]
pour aller jusqu’à l’extrême limite au point de vue
force et endurance,” explique Blair. “Je prends une charge qui me
permet d’exécuter 6 à 8 reps et je la développe un
maximum de fois. Ensuite, je la repose, je fais une pause de 15 secondes, je
la reprends et j’effectue encore autant de reps que possible. Je recommence
cette séquence jusqu’à ce que j’aie réalisé un
total de 50 reps.”
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Il ne faut pas alléger la charge avec cette technique, car on ne fait
pas une série dégressive. Gardez la même charge et observez
juste une pause de quelques secondes quand vous n’en pourrez plus, puis
recommencez et faites le maximum de reps.
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Ne sacrifiez jamais la forme uniquement pour réaliser quelques reps de
plus. Si votre technique commence à se dégrader, reposez la charge
et accordez-vous une pause un peu plus longue. Il ne s’agit pas d’une
course pour voir si l’on peut faire 50 reps à toute vitesse. Cela
dit, il faut vraiment aller jusqu’à une fatigue extrême si
l’on veut gagner de la force et de l’endurance. Veillez simplement à ne
pas trop bâcler la technique dans le but de finir plus vite.
SEMAINE 4
SÉANCE EN SÉRIES LONGUES
“Je place cette séance à la fin d’un mois d’entraînement
lourd pour souffler un peu physiquement et privilégier la définition
et le modelage du muscle plutôt que le volume,” souligne Blair.
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Même si les charges sont plus légères et que l’on fait
davantage de reps, chacune d’elles doit compter. Pensez à forcer
toutes les fibres de la poitrine à se contracter à chaque fois
que vous déplacez la charge. Le fait de visualiser des pectoraux bien
galbés vous rapprochera un peu plus de votre objectif.
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Une séance en séries longues peut être éprouvante
sur le plan cardio-vasculaire: ne soyez donc pas surpris si vous êtes essoufflé entre
les séries. Vous sollicitez votre corps différemment des séances
précédentes et vous l’obligez à fournir un effort
nettement plus prolongé que d’habitude. Pour rester hydraté,
buvez de l’eau entre les séries et faites des étirements
si vous sentez la brûlure de l’acide lactique. M&F
Lara McGlashan est journaliste indépendante à Los Angeles.
Elle
a obtenu sa maîtrise de scénariste et dialoguiste à l’université de
Miami et une licence à l’université du Wisconsin, Madison.
On peut la contacter à LaraFitGal@aol.com
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